Écouché, Cité Médiévale

 

Écouché était un chef-lieu de canton du département de l'Orne jusqu'à fin 2014.

 

Après les communes de Saint-Céneri-le-Gérei, La Perrière, Le Sap, Bellême et Domfront, Écouché est officiellement labellisé "Petite Cité de Caractère" depuis le 12 janvier 2017.

 

 

Écouché se distingue aujourd'hui par une belle église, un autel républicain très rare,

plusieurs maisons médiévales de marchands, une quinzaine de tours du XVIè siècle, un moulin

et un rappel de l'épreuve de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération un char d'assaut Sherman : le MASSAOUAH.

 

 

La commune d'Écouché-les-Vallées a obtenu une deuxième "Fleur" au concours national

des Villes et Villages fleuris.

 

 

Origines

 Dans les plus anciens documents écrits, datant du XIe siècle, Écouché est appelé SCOCEI, puis Scoceium. Plus tard, par euphonie, on a prononcé Escoceium d’où en français Escocié, Escochié, Escouché et enfin Écouché.

Les latinistes du XIXe siècle traduisaient ce nom par Ecubatum (Écubéens et Écubéennes).

 

 

 

Écouché, petite cité de caractère

 

Les hommes préhistoriques (pierres taillées et polies) ainsi que les Romains sont attestés dans tout le canton par des débris de leurs constructions, leurs sépultures et des dépôts monétaires mis à découvert.

 

Écouché, relevé des ruines des Vikings figura comme chef-lieu d’un doyenné dépendant du diocèse de Séez et compris dans  l’archidiaconé du Houlme. Le premier baron est Raoul de Gacé (Wace), petit-fils de Richard 1er, duc de Normandie, mort en 1051. Pendant le moyen-âge, Écouché fut fortifié, ce qui lui valut dans les chartes du XIIe la dénomination de Castrum. On le nommé anciennement « ville bateice », c’est-à-dire lieu fortifié de palissades et d’un château nommé bretèche.

 

Lors de l’invasion anglaise, le roi d’Angleterre fit occuper Écouché en 1445. En 1450, Charles VII parvint à expulser ces étrangers de la Normandie, il traversa Écouché où il signa les lettres confirmatives de l’université de Caen.

 

Les habitants d’Écouché se sont généralement adonnés à la culture, beaucoup de leurs maisons étaient contigües à des lopins de terre comme on peut encore le voir. Les bourgeois s’occupant du négoce, habitaient presque exclusivement la Grande rue et les abords des halles. Ces habitations avaient dans les actes du XVe siècle cour, courtil, porche et issue. Les habitants du bourg s’occupèrent de la fabrication d’étoffes de laine, de draps et de frocs. Ils se livrèrent également à la préparation des cuirs et leurs tanneries eurent un certain renom.

 

 

 

 

 

 

Cet autel décadaire (ou autel de la Patrie) est l’un des rares qui soient parvenus jusqu’à nous, 

le seul dans le département de l’Orne.
Sous le linteau en bas-relief,
on reconnaît le bonnet phrygien, 
symbole de liberté sous la Révolution.

(Texte de Gérard Delozier)

Lors de notre promenade, au fil des ruelles du Vieil Écouché dont le charme ne laisse personne indifférent, on devra se contenter d'admirer les fleurs ou les lourdes pommes rouges des rameaux les plus élevés.

(Texte de Gérard Delozier "AU FIL DES RUELLES DU VIEIL ÉCOUCHÉ - OT du Pays d'Écouché - 2008)

 

 

Le moulin d’Écouché se situe sur le site connu depuis le Haut Moyen Age. Des moines irlandais (SCOTTI) installés dans la région au VIIe siècle y auraient construit des moulins en bois.

 

Le 18 juin 1066, Mathilde et le roi Guillaume offrent à l’Abbaye-aux-Dames    « la dîme sur le tonlieu (impôt sur le transport des marchandises), la prévôté et le poisson pour les villes de Gacé et d’Ecouché (SCOCEI)»

Après s'être nommée « Marionnetterie »

(clin d’œil à la minoterie de Jules Bérard).

Aujourd’hui, c'est « le Moulin aux violettes »

 

 

Dodeman : 1er seigneur connu de Mesnil-Glaise.

Ses descendants conserveront le fief durant 5 générations.

On trouve leurs traces grâces aux donations qu'ils firent aux abbayes de la région :

comme en 1208 et 1238 à celle de Saint André de Gouffern (près de Falaise),

en 1249 à celle d'Ardèche (près de Caen ) ou en 1275 à celle de Villers-Canivet (près de Falaise).

Une rue d'Écouché porte le nom "DODEMAN"

 Écouché dans la Seconde Guerre mondiale

 Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la ville sera libérée dans la semaine du 13 au 20 août 1944. C’est le commencement de la débâcle allemande qui contraint son armée à emprunter des chemins étroits. Es troupes allemandes sont alors obligées de se diriger vers Chambois où le 3ème Reich subira une terrible défaite militaire.


Au cours de la Seconde Guerre mondiale, bâtiments et maisons d'Écouché subirent de lourds dégâts : 15% de la ville détruite par les bombardements aériens du 6 juin et des combats de rue lors de la libération. 

 

http://jurodam.free.fr/Ecouche/

 

Le char Massaouah


Si vous souhaitez visiter Écouché, deux circuits s'offrent à vous :

  1. Le circuit des ruelles et des tours.
  2. Le circuit de la seconde guerre mondiale.

      Épuisé



 

Pour de plus amples informations, vous pourrez également vous munir de l'un de ces trois livrets en l'achetant auprès de l'office de tourisme.

 


 

 

Lors de votre visite à Écouché, vous découvrirez peut-être cette gargouille, je peux vous indiquer qu'elle ne se trouve pas à l'église.

En cliquant sur le logo "youtube", puis en écrivant "Écouché", vous obtiendrez des vidéos des années 1950.